La thérapie systémique, une thérapie brève

« Se focaliser sur le comment aller mieux plutôt que sur le pourquoi ça va mal ! »

Les thérapies systémiques brèves sont issues des travaux de l’école de Palo Alto aux Etats Unis au siècle dernier. Ce sont des chercheurs et des thérapeutes qui se sont inspirés des principes thérapeutiques de Milton Erickson, un Psychiatre américain, génie de la Thérapie, décédé dans les années 80. Il travaillait au plus près de ses patients, en utilisant dans la thérapie ce qu’ils apportaient, dans leur style propre. Pour ce faire, il entrait dans un dialogue d’observation qui lui permettait d’accéder à une quantité d’informations : le non verbal du patient, les effets sur lui, et ce qui se passait dans la relation entre les deux.

 

Elle est brève dans le sens où il y a un début, un développement et une fin quand l’objectif est atteint. Elle vise le changement, mais cela peut prendre plus ou moins de temps.

 

La thérapie dite « brève » n’a rien de « magique ». Elle repose sur des approches scientifiques et des techniques éprouvées, continuellement mises à l’épreuve et perfectionnées depuis les années 60. Elle peut être plus « rapide » que d’autres approches car elle se focalise activement sur la recherche de solutions et pas sur l’explication du passé. Selon votre situation, et pour un problème donné, l’objectif est d’obtenir de premières améliorations, en quelques séances. Nos entretiens sont des temps d’échanges très actifs, qui permettent d’identifier des actions concrètes et des exercices d’entraînement. Votre mise en pratique entre chaque rendez-vous nous permet d’évaluer et d’ajuster ensemble, et conditionne votre rythme de progression.

 

La thérapie nous permet de lever la souffrance liée à : l’anxiété, la dépression, le deuil, les addictions, les obsessions, les phobies, les traumatismes, l’échec scolaire, les problèmes éducatifs, les relations conflictuelles…

Et d’accompagner les changements importants de la vie : les prises de décision, les projets de formations, professionnels ou autre…

 

Nous allons mobiliser ensemble, dans l’ici et le maintenant, les ressources qui vont faciliter le changement, afin de permettre à la personne d’atteindre ses objectifs et de soulager sa souffrance. Cela passe par un questionnement spécifique interactif qui a pour objectif de préciser avec la personne le problème sur lequel travailler, de faire des recadrages, de trouver des exceptions au problème.

 

En tant que thérapeute, je me positionne dans une écoute bienveillante de la personne, sans jugement, personnalisée. Je reste au plus près de ce qu’elle me dit, afin de définir avec elle son problème, puis de lever ensemble les obstacles afin de faciliter la résilience naturelle. Pour moi, c’est un facteur d’accélération dans une période de la vie où cette personne n'arrive plus à gérer seule son développement personnel.

J’utilise des recadrages divers, des mises en perspectives, des techniques d’approches stratégiques, paradoxales et parfois provocatrices visant des objectifs prioritaires qui servent de fils conducteurs.

 

Je pratique préférentiellement l'HTSMA , une approche hypnotique qui amène à entrer ensemble dans une bulle thérapeutique. Nous allons externaliser le problème et observer les interactions entre les éléments qui apparaissent au fil du processus. Le travail est facilité par des mouvements alternatifs (mouvements horizontaux des doigts du thérapeute à distance des yeux, tapping sur les genoux ou les épaules).

 

NB : Nous faisons des évaluations régulières de la progression de la thérapie, valorisant le travail effectué et orientant les objectifs suivants ou le terme du travail.

En savoir plus sur l'HTSMA

Le Dr BARDOT, développe depuis une quinzaine d’année, une pratique thérapeutique originale et efficace : l’HTSMA. (Hypnose,Thérapies Stratégiques​ et Mouvements Alternatifs)

 

Nous sommes dans une approche intégrative complète formant un tout dans lequel il y a plein de chemins possibles et de possibilités d’interventions, selon le développement du processus. Nous ne sommes donc pas dans une collection de techniques amenant des protocoles. Dans ce sens l’HTSMA a son propre modèle, qu’on pourrait appeler un non modèle puisque ce processus est premier dans un travail où on va s’intéresser aux interactions entre les éléments et les mondes relationnels.

Le Thérapeute « entre » dans le travail avec le patient, en l’interrogeant dans un premier temps afin de « réduire » le problème qui est souvent exprimé de façon trop floue et trop  large au départ. Pour se faire, il reste au plus près des réponses du patient. Ce questionnement spécifique à l’HTSMA s’inspire à la fois des apports des thérapies brèves

et d’une vision triangulaire des interactions : le cercle Intention, Action, Effets. Le thérapeute va utiliser les informations du corps, le verbal et le non verbal et ensuite l’imaginaire, qui fait le lien entre le mental et le corps, pour mettre en forme la problématique. Celle-ci  va ainsi pouvoir être externalisée et traitée comme une scène imaginaire en trois dimensions.

Cette manière de faire induit une transe et active ainsi la bulle thérapeutique dans laquelle le Thérapeute et le Patient vont pouvoir suivre ensemble le processus qui se déroule dans la séance, lever les obstacles,  et aboutir au final à une expérience d’unité. Ainsi donc, ce n’est pas seulement le corps et le mental du patient qui vont donner des informations, mais également celui du thérapeute. Parfois même, quand le patient est dissocié, c’est le thérapeute qui fait le travail à la place du patient car c’est lui qui a les informations.

Nous avons l’habitude, lorsque nous travaillons au plus près de cette pratique de constater que ce travail est fluide et écologique car respectueux à la fois du patient et du thérapeute. Il peut externaliser des informations qui bloquent chez lui, qu’elles soient corporelles imaginaires ou mentales. Au final, il parait très simple ! Mais nous savons tous que le simple est ce qui est le plus difficile à obtenir !

 

Pour ma part, le développement de cette pratique m’a apportée une nouvelle aisance, particulièrement avec des personnes amenant des problématiques ancrées depuis longtemps dans leur histoire, des traumas multiples et complexes, des problématiques transgénérationnelles…

 

Or, cela bloque dans une thérapie  lorsqu’il n’est pas facile de puiser dans les ressources du patient pour lever les obstacles.

 

Quand une  personne est trop engluée dans son histoire, comme dans un bain malsain dans lequel elle a dû s’adapter de diverses manières, nous avons besoin de pratiques qui réaccordent le mental avec le corps en un tout intégré, en lien avec le monde physique, la relation humaine, et le monde des représentations.